Episode #4 – Raphaële Anfré – artiste peintre

“Au bout de quatre ans, je me suis retrouvée devant ma feuille, mon crayon et ma gomme, sans savoir quoi faire, quoi dessiner. Et puis, à force de remplir des carnets, mon poignet s’est délié, j’ai commencé à trouver une sorte de langage, une cohérence dans mes dessins. Là je me suis dit, c’est chouette, je vais continuer.”

Raphaële Anfré

Cette semaine, je reçois la peintre Raphaële Anfré. Aussi loin qu’elle se souvienne, Raphaële a toujours peint et dessiné. C’est après des études de mode et des débuts dans ce milieu qui ne lui apportent pas ce qu’elle recherche qu’elle décide de se consacrer pleinement à la création… Rencontre.

Femmes d’art. Comment es-tu arrivée à l’art ?

Raphaële André. J’ai commencé à peindre toute petite. Je suis enfant unique, et à l’âge de trois ans, je suis allée vivre chez mes grands-parents. Ils étaient tous les deux conseillers municipaux et donc très occupés. Ma grand-mère me confiait donc souvent à sa secrétaire qui était aussi artiste. Entre mes trois et six ans, elle m’a montré de nombreuses techniques. Je faisais de la peinture sur soie, de la calligraphie, de l’aquarel… Vraiment de tout, et pas seulement des techniques “d’enfant” comme la gouache par exemple. 

Femmes d’art. Quel est ton parcours ? 

Raphaële Anfré. Après le bac, j’ai fait du droit, mais ça n’a pas du tout marché. J’ai alors réalisé qu’il fallait que je me tourne vers un cursus plus créatif. J’ai cherché, hésité, notamment entre le design et la mode, pour finalement me tourner vers ce deuxième choix. Je voulais pouvoir être capable de faire quelque chose de A à Z. Faire un meuble dans un studio parisien lorsqu’on est étudiante, c’est compliqué. Faire un beau vêtement, c’est plus simple. Donc je me suis tournée vers la mode et je suis rentrée à l’École de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne. Puis, j’ai intégré une jeune marque tout en poursuivant une formation à l’IFM (Institut Français de la Mode) qui accompagnait la marque pour laquelle je travaillais. 

Femmes d’art. À quel moment as-tu décidé de devenir artiste ? 

Raphaële Anfré. Il n’y a pas vraiment eu de moment précis. J’ai quitté la marque pour laquelle je travaillais, car je ne m’épanouissais pas vraiment dans cet univers qu’est la mode. Après mon départ, il fallait que je retrouve du travail, que je fasse un book, le fameux book quand on est styliste… Et pour cela, il fallait dessiner. Sauf que, quand on travaille pour une marque, on dessine très peu. Pour ma part, mes journées étaient plus résumées à des tableaux excel qu’à du dessin. D’autant qu’au bout de quatre ans à être imprégnée du style de la marque, je n’arrivais pas à retrouver le mien. Alors, j’ai pris un stylo, un carnet, et je me suis forcée à dessiner. Je faisais plusieurs dessins par jour. Et finalement, au bout d’un moment, je me suis retrouvée devant ma feuille, mon crayon et ma gomme, sans savoir quoi faire, quoi dessiner. Et puis, à force de remplir des carnets, mon poignet s’est délié, j’ai commencé à trouver une sorte de langage, une cohérence dans mes dessins. Là je me suis dit, ‘c’est chouette, je vais continuer’.

Écoutez l’ensemble de mon échange avec Raphaële Anfré sur Apple Podcast et Soundcloud ! 

Et retrouvez Raphaële Anfré sur Instagram : https://www.instagram.com/raphaele_eleEt sur son site internet : https://www.raphaeleanfre.com/

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