Lou van 't riet en 5 questions

Lou van ‘t Riet est de celles qui cassent les codes. L’artiste pluridisciplinaire belge réalise des triptyques, véritables oeuvres-sculptures avec lesquelles chacun peut interagir. L’observateur est alors autorisé à toucher, déployer, ouvrir ou fermer pour découvrir de nouvelles formes et couleurs. Rencontre, en cinq questions.

Femmes d’art. Bonjour Lou, pour ceux qui ne te connaissent pas, qui es-tu ?

Lou van ‘t Riet. Je suis Lou van ’t Riet, artiste pluri-disciplinaire, designer, architecte et fondatrice de Gang Atelier à Bruxelles.

Femmes d’art. Quel est ton parcours ?

Lou van ‘t Riet. J’ai étudié le design et l’architecture à Bruxelles pendant trois ans, puis un master de design à New York. À New York, j’ai travaillé pendant un an dans une galerie d’art, puis pour le compte d’une artiste. Côtoyer les “backstages” du marché de l’art m’a permis de réaliser que j’avais besoin de créer moi-même.

Courtesy of the artist.
Courtesy of the artist.

Femmes d’art. Peux-tu nous parler de ton travail ?

Lou van ‘t Riet. J’ai toujours été attirée par la façon dont nous percevons l’art, j’en ai même fait une thèse. Cela m’amusait beaucoup d’aller dans les musées simplement pour observer la façon dont les gens interagissent avec une oeuvre. J’airemarqué que c’était toujours la même chose. On ne s’arrête pas systématiquement devant une oeuvre, encore faut-il que nous ayons un coup de coeur… Par ailleurs, j’avais envie de casser les règles, celles qui interdisent de toucher. C’est ainsi que j’ai eu l’idée des triptyques. Ils changent de formes, de couleurs, nous sommes invités à les toucher pour découvrir ce qu’ils réservent encore. Par ailleurs, selon l’ouverture, il faut prendre prendre du recul pour voir ce qui change dans l’oeuvre, ce qui oblige à se poser devant plus de dix secondes. La relation créée avec mes triptyques est différente, nouvelle. Cela invite aussi les personnes qui le regardent à se parler entre elles, à commenter, communiquer. Les triptyques sont réalisés en émail pour résister aux mains et à toutes les intempéries car leur vocation est de s’adapter complètement au lieu.

Courtesy of the artist.
Courtesy of the artist.
Courtesy of the artist.
Courtesy of the artist.

Femmes d’art. Quelles sont tes inspirations ?

Lou van ‘t Riet. Mes voyages. J’ai voyagé en sac à dos pendant un an en Australie, et après mon master, je suis partie six mois en Amérique du Sud visiter le Chili, l’Argentine, la Bolivie, la Colombie. Je m’imprègne beaucoup des couleurs, des paysages. Pour mon triptyque “Chania”, je me suis inspirée de la Grèce, avec le bleu et le blanc si spécifiques. Pour “Venice”, on découvre la ville le soir une fois le triptyque fermé. Lorsqu’il est ouvert, on peut voir les couleurs du jour et du soleil. En ce qui concerne la forme de mes triptyques, j’ai choisi un format rectangle dans lequel j’ai fait un énorme cercle. J’avais envie de jouer avec les formes géométriques, mais aussi le besoin d’avoir des formes carrées pour mettre des charnières sans qu’elles soient vues.

Femmes d’art. Qui sont les femmes qui t’inspirent ? 

Lou van ‘t Riet. Eileen Gray, Ann Veronica Janssens et Mimi Jung.

Pour découvrir les oeuvres de Lou van ‘t Riet, rendez-vous sur son compte Instagram, son site, et au Gang Atelier, atelier-coworking qu’elle a créé dans un ancien dépôt d’électricien rénové, rue du Prince Royal à Bruxelles. .

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